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Les limites naturelles du corps humain et les réglementations scientifiques

Vous pouvez consulter l'intégralité de cette déclaration à l'adresse suivante :

http://www.wma.net/fr/30publications/10policies/b3/

Une des premières limites de ces systèmes est notre propre cerveau. La capacité à contrôler une ICM et à s’adapter à son fonctionnement varie selon les individus. De plus, utiliser une ICM pour exécuter plusieurs tâches à la fois fait considérablement chuter les performances. Aussi, la prise de médicaments (tels que des psychostimulants ou des antidépresseurs) ou de certaines substances chimiques (caféine, amphétamines) peut modifier les capacités cérébrales et entraîner un dysfonctionnement des interfaces.

 

Le manque de compétences pluridisciplinaires d’un individu peut également être un frein à la recherche. C’est pour cela que maintenant le travail s’effectue en équipe, avec la présence de médecins, d’infirmiers, de psychologues, d’ingénieurs…

Pour assurer le bon déroulement des expériences et éviter tout débordement ou abus de la part des médecins et chercheurs, des règles juridiques ont été établies au fil du temps. En 1947, suites aux expériences menées durant la Seconde Guerre mondiale, une association internationale de médecins a été créée : l’Association Médicale Mondiale (AMM). Elle est composée de 112 membres constituants et 1013 membres associés. En 1964, cette association a adopté la Déclaration d’Helsinki, qui regroupe des principes éthiques ayant pour but d’informer et de conseiller les médecins ainsi que les participants sur la recherche médicale sur les êtres humains. Elle est constituée de 37 articles et fut révisée de nombreuses fois. Elle concerne cependant tout les corps médicaux en lien avec le corps humain.

Tout d’abord, elle stipule qu’avant toute expérience un protocole doit être établi et envoyé à un comité d’éthique qui le validera ou non selon les normes internationales et les lois du pays où la recherche aura lieu (articles 22 et 23). Il doit décrire et justifier “la conception et la conduite de toutes les recherches” (article 22). Ce protocole doit être respecté tout au long de la recherche et les éventuelles modifications doivent être soumises au comité d’éthique avant d’être effectives. Avant de faire partie d’une recherche, les patients sont informés “des objectifs, des méthodes, des sources de financement, des bénéfices et des risques, du chercheur, et de tout autre aspect pertinent de la recherche” (article 26). Ils doivent également donner leur consentement éclairé (article 25 et article 36 du Code de Déontologie Médicale).

Enfin, en cas de défaut de fonctionnement de l’ICM, on peut se demander qui doit en endosser la responsabilité. Est-ce une mauvaise utilisation de l’Homme ou un défaut de la machine?  Cela soulève alors des questions juridiques auxquelles la Justice sera certainement amenée à répondre.

2017 by Thomas COUPIER, Justin FOREST, Fiona MAZEAU

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41 cours Général Giraud, 69283 Lyon Cedex 01

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