Comment les Interfaces Cerveau-Machine peuvent-elles permettre à des personnes invalides de retrouver une certaine mobilité?
Synthèse
Les ICM peuvent donc permettre à des personnes invalides de retrouver leur mobilité en analysant leur pensée et en traduisant leur volonté de mouvement par une commande que la prothèse devra effectuer. C’est un projet ancré dans l’actualité; les recherches progressent encore et récemment, au début du mois de février de cette année, 4 patients atteints de la maladie de Charcot (également connue sous le nom de sclérose latérale amyotrophique) ont réussi à communiquer et à répondre à des questions simples posées par leurs docteurs grâce à des interfaces cerveau-machine. Cette nouvelle technologie s’oppose cependant à plusieurs limites et questions qui devront être résolues pour réglementer au mieux l’utilisation car un usage néfaste de ces systèmes pourrait apparaître à l’avenir. En effet, la possibilité d’augmenter les capacités des hommes et d’aider par exemple le cerveau à supprimer certaines émotions telles que la peur ou la douleur pourrait entraîner une dérive dans l’utilisation des ICM. Aujourd’hui très peu de débats ont lieu concernant les enjeux éthiques, mais ils vont s’intensifier au fur et à mesure que les systèmes se développeront et se répandront. Certains axes peuvent encore être améliorés, comme l'affinement des équipements mis à disposition des patients, tels que les exosquelettes. Cela pourrait permettre d’aboutir à un réel bénéfice clinique.